Jeudi 24 mai 2012
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La rue d'Avaucourt, à Châteauneuf.
Pas grand monde sait aujourd'hui à quoi rattacher son nom.
Il s'agit d'un des lieux de la bataille de Verdun, à l'ouest de la Meuse, écrit parfois Avocourt.
J'ai trouvé son évocation sous la plume de Pierre TEILHARD de CHARDIN, dans "Le Christ dans la Matière" in "Hymne de
l'Univers".
"A cette époque-là, mon régiment était en ligne sur le plateau d'Avocourt. La période des attaques allemandes contre Verdun
n'était pas encore close, et la lutte continuait à être dure sur ce côté de la Meuse. Aussi, comme beaucoup de prêtres le font durant les jours de batailles, je portais sur moi les Saintes
Espèces, dans une petite custode en forme de montre."
La fin de ce texte assez court, "Le Christ dans la Matière", consacrée à la mort dans la guerre des tranchées, nous
ramène vraiment au coeur du service pour nos frères.
Serons-nous jamais dignes de tous ceux-là, qui sont restés dans la terre grasse d'Avaucourt?
Par Gilles MICHAUD
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Publié dans : Billets d'humeur
Mercredi 23 mai 2012
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16:40
De temps en temps il me faut faire quelque rangement dans les piles de livres de la maison; c'est toujours une
formidable occasion de refaire connaissance avec des ouvrages aimés.
Ainsi, acheté à LA SALETTE l'an passé, "Les petites vertus du foyer", de Georges CHEVROT, aux éditions Le
Laurier.
Ces petites vertus sont la courtoisie, l'effacement, la gratitude, la sincérité, la discrétion, l'espérance, la
bonne humeur, la bienveillance, l'économie, l'exactitude, la diligence, la patience et la persévérance.
Aux antipodes de la politique, apparemment, mais si ensemble nous choisissions de changer nos hargnes et nos
contre-vérités contre ces petites vertus, quelle révolution!
Par Gilles MICHAUD
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Publié dans : Billets d'humeur
Mercredi 23 mai 2012
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11:10
Dans "Regards sur le monde actuel", ouvrage publié en 1945, Paul Valéry écrit:
"Toute politique se fonde sur l'indifférence de la plupart des intéressés, sans laquelle il n'y a point de politique
possible." Et plus loin:
"Le résultat des luttes politiques est de troubler, de falsifier dans les esprits la notion de l'ordre d'importance des
questions et de l'ordre d'urgence.
Ce qui est vital est masqué par ce qui est de simple bien-être. Ce qui est d'avenir par l'immédiat. Ce qui est très
nécessaire par ce qui est très sensible. Ce qui est profond et lent par ce qui est excitant.
Tout ce qui est de la politique pratique est nécessairement superficiel."
En 1945.
Bien avant les sondeurs par centaines et la politique réduite aux commentaires des commentateurs sur les chaînes multiples
meublant le temps par les propos répétitifs des mêmes "experts" et des mêmes politiciens hors-sol.
Par Gilles MICHAUD
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Publié dans : Billets d'humeur